La dictée, une passion française

La dictée, un exercice scolaire redouté mais que les adultes adorent !

Les récents ministres de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Michel Blanquer remettent la dictée au cœur du dispositif pédagogique d’acquisition des fondamentaux.

 

Ainsi la langue française donne lieu à des débats récurrents et enflammés comme la réforme de l’orthographe, la place de la dictée à l’école, la féminisation des noms de métiers et la rédaction épicène (« écriture inclusive »).

Aujourd’hui, on recense 200 dictées par an (sur le calendrier du Club d’orthographe de Grenoble) et 30 clubs et associations. Et l’engouement des Français pour la dictée ne date pas d’hier. En effet, en 1857, Prosper Mérimée distrait la cour de Napoléon III avec une dictée restée dans les annales et entre 1985 et 2005, Bernard Pivot popularise l’exercice avec les Dicos d’or.

La dictée reste en effet un évènement qui contente tout le monde :
• elle est intergénérationnelle et mixte (femmes et hommes sont représentés, des catégories jeunes existent également),
• c’est également un vecteur de cohésion sociale et d’identité (tous les milieux sociaux sont représentés),
• elle est ouverte à tous (nul besoin d’être affilié à un club),
• reste facile à organiser et est peu coûteuse,
• les textes composés pour l’occasion vantent les mérites du patrimoine local ou national.